Tine, 24 ans, professeur de théâtre et photographe, a eu une maladie de Hodgkin à l'âge de 21 ans. Elle est alertée par ses parents sur les conséquences de la chimio sur la fertilité. Commence alors un parcours du combattant auprès des médecins pour obtenir des informations, dans un premier temps, et la prise en charge de sa situation par la suite.

Après des allers-retours entre différents hôpitaux, Tine a finalement effectué une cryopréservation des tissus ovariens.

 

Durée vidéo: 2min46s

 

 

Sorry, you need to install flash to see this content.

 

Commentaires : (3)

Portrait de Lonane

Merci Tine pour votre témoignage. On m'avait parlé vaguement des risques pour la fertilité lors du diagnostic de mon cancer, à cause des traitements (chimio, radiotherapie). Malheureusement mon état à ce moment-là nécessitait une prise en charge rapide, donc ce point fut remis à plus tard. Après avoir recu le traitement nécessaire, je suis maintenant en rémission. Mon médecin m'a expliqué, que je risquais d'être ménopausée de manière précoce. Je n'ai pas eu le choix dans mon cas, c'était moins une comme qui dirait. Tout de même, j'aimerais savoir comment ca se passe en France, quand le patient (homme et femme) est pris en charge suffisamment à temps. A vrai dire, je me rends compte que les seules réponses que j'ai eu à ce sujet est que chaque cas est différent.

Portrait de soleil

Mon mari a eu un cancer du testicule à l'âge de 27 ans et les chimios de cisplatine ont eu raison de sa fertilité.Avant l'ablation,il a éffectué deux prélèvements de sperme puis encore deux autres avant d'entamer les chimios.L 'urologue et l'oncologue ont été très clairs ;le protocole avait un haut risque stérilisant.Ces quatre prélévements étaient tous très mauvais et après les cures de chimios: azoospermie plus de spermatazoïdes du tout Après deux fiv par micro-injection proposées d'emblée(soit que quatre petites chances en tout et pour tout )cela a fonctionné!Un petit miracle "Anaëlle"(6 ans et demi après notre première file(née avant le cancer,elle).Oui,il faut tout mettre en oeuvre pour que les malades puissent procréer,c'est essentiel.

Portrait de CarpeDiem

Bonjour Tine,

J'ai eu la maladie de Hodgkin à 25 ans, lorsque je vivais aux Pays-Bas. J'étais un sportif quotidien et je ne pensais pas que cela puisse m’arriver (je sais que ca n’a rien à voir, mais bon). L’annonce fut assez dure à encaisser. Ma réaction, comme je suis un optimiste, j’ai regardé vers les prochaines étapes, pour pouvoir franchir celle présente « sans y penser », relativiser.
Même réaction lors du traitement chimio, comme a dit le médecin hollandais « c’est un 400m haies, il faut gérer l’effort et bien se préparer avant l’obstacle » il a dut me dire cela parce que je faisais de l’athlétisme. Sinon la vision est bonne, se préparer pour l’obstacle suivant.
Après il y a toujours des « petites lignes » pas forcément bien vus au premier abord. « L’infertilité » en est une, et pour moi le constat était clair « rien, pas d’activité ». Heureusement les mesures préventives étant bien faite nous pouvions au moins penser à l’assistance. Autre épreuve, mais on se fait une raison, et même si mon médecin me disait que ça peut revenir, je préférais ne pas l’écouter.
Et voila que après plusieurs tentatives infructueuses, pendant un moment de repos avant la prochaine, ma femme tombe enceinte et cela sans assistance. Le bonheur.
J’ai maintenant 40 ans, je suis le père de 3 enfants âgés de 5, 3 et 1 an.
Et je crois que la nature est ainsi faite, qu’elle fait le maximum pour la vie, et qu’elle transforme, avec le temps, des blessures en harmonie.

La Nature n'est faite que de renaissance, servons nous en.