Près d'un malade sur deux se tourne vers les médecines complémentaires tout en étant soigné de manière conventionnelle pour un cancer(1). Mais la plupart de ces patients n'en informe pas leurs oncologues. Un déficit de communication qui, s’il semble avoir ses raisons, peut nuire dans certains cas à l'efficacité des traitements. 

De jeunes oncologues se sont penchés sur la demande croissante des patients et leur intérêt pour les médecines complémentaires, dans le cadre du congrès Eurocancer qui s’est tenu la semaine dernière. Quelles informations et préconisations donner à ces patients désireux de se soigner autrement ?

Lorsque j’ai récidivé, j’ai émis l’idée que cela pouvait être liée à un gros stress professionnel. Silence. Quel est le lien entre le corps et l’esprit, me direz-vous… Pas prouvé scientifiquement, donc, hypothèse réfutée. A ma première chimio, je n’avais pas perdu tous mes cheveux, grâce au casque mais aussi à l’acupuncture. J’ai fait part de ces petites aiguilles plantées au sommet du crâne qui ralentissent la chute des cheveux. Silence.