Au cœur de la maladie, Annie Ernaux a osé vivre une passion amoureuse et sensuelle. Au moment où sortent L’Atelier noir – son journal d’écriture - et Ecrire la vie »- extraits de son journal intime et de son album photo familial, nous échangeons avec elle sur cette traversée du cancer, qui ne l’a pas empêchée d’être pleinement dans la vie.

L’association Choix Vital vient de publier un recueil de témoignages de malades, « Le cancer maux à mots ». L’écrivain, poète, Anne de Commines a interviewé quatorze hommes et femmes qui lui ont livré avec sincérité et profondeur leur combat contre le cancer. Elle nous parle de cette expérience.

Lydia Flem, psychanalyste  et membre de l’Académie Royale de Belgique, aime dans ses livres toucher à l’intimité des êtres. Dans sa trilogie familiale (1), elle explorait les thèmes de  l’héritage, des enfants qui s’en vont, de la maison qui se vide. Dans La Reine Alice, elle nous plonge cette fois dans l’intimité de la maladie, avec le ton malicieux et initiatique du conte philosophique.

Ils sont de plus en plus nombreux ceux qui choisissent de témoigner sur leur quotidien avec la maladie : journaux intimes, chroniques d’hospitalisation deviennent des livres, ou alimentent des blogs sur la Toile. Entre le besoin de se confesser, le désir de témoigner et parfois la complaisance narcissique, que peut donc apporter l’écriture face à l’épreuve ?  

A eux trois, ils signent le livre évènement de cette fin d’année en matière de cancérologie. Henri Pujol, chirurgien cancérologue et Président de la Ligue nationale contre le cancer de 1998 à 2007 et ses deux fils, Jean-Louis,  cancérologue  et  Pascal,  oncogénéticien, invoquent l’importance de l’humain dans leur pratique. 

Comment l’arrivée de la maladie redistribue-t-elle les cartes familiales ? Un auteur « jeunesse », Oriane Charpentier, exploratrice des fêlures de l’adolescence dans chacun de ses livres,  s’intéresse dans  « Mauvaise Graine » à la déflagration provoquée par la maladie du père aux yeux de son jeune fils.

Avoir du temps pour soi, prendre le temps de respirer. Et si finalement le temps de la maladie, parfois long, nous le permettait ? C’est souvent lors de crises qu’il est possible de faire une pause et d’envisager un changement de vie. Dominique Loreau est l’auteur de deux ouvrages qui ont pour but de nous simplifier la vie.

Elle était américaine, intellectuelle, homosexuelle, rebelle, névrosée, grande spécialiste de la photographie, romancière, mère d’un garçon… une femme forte, très forte. En 1976, à l’âge de 43 ans, Susan Sontag se découvrait un cancer du sein. Elle a écrit sur sa maladie, avec la volonté de pourchasser toutes les fausses images attachées au cancer. A découvrir.

Valéria Milewski est biographe au centre hospitalier de Chartres. Elle propose -gratuitement- aux patients en soins palliatifs d’écrire le livre de leur vie. Soutenue dans cette démarche par l’équipe de l’hôpital, elle offre ainsi à ces grands malades un ultime projet et par là même, leur redonne le goût de vivre… jusqu’au bout. Le malade n’est plus un patient, mais un individu qui reprend toute son importance en transmettant son histoire et celle des siens.