Au début, on n’y prend pas garde. Prises de sang, perfusions, injections, quelques secondes pénibles, voilà tout. On tend mécaniquement le bras, toujours le même, hélas, pour certaines femmes. Puis les mois passent, avec leur cohorte de soins et de contrôles en tout genre. Et un jour, on finit par en vouloir à l’infirmière qui vous pique de traviole, à celle du scanner qui s’échine sur votre bras pour détacher une tubulure trop serrée.

Aujourd’hui, je l’avoue, j’ai fait l’autruche. Toutes les trois semaines depuis plus d’un an, je guette l’évolution de mes marqueurs (CA 15-3 pour le cancer du sein). Et là, je les ai proprement snobés. Autant attendre le prochain scanner avant de céder à la panique. Plus facile à dire qu’à faire car ces foutus marqueurs ont tout de même signé en juillet 2008 le début de mon cauchemar.